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Suétone (généralités)

Vie de César (généralités) - (latin 85 K) - (traduction 200 K)


  Suétone, Jules César, 67

 LXVII. Son affection pour eux

(1) Il ne faisait pas attention à toutes les fautes, et ne leur proportionnait pas toujours les peines; mais il poursuivait avec une rigueur impitoyable le châtiment des déserteurs et des séditieux; il fermait les yeux sur le reste.

(2) Quelquefois, après une grande bataille et une victoire, il dispensait les soldats des devoirs ordinaires, et leur permettait de se livrer à tous les excès de la licence. Il avait coutume de dire "que ses soldats, même parfumés, pouvaient se bien battre."

(3) Dans ses harangues, il ne les appelait point soldats, mais se servait du terme plus flatteur de compagnons d'armes. Il aimait à les voir bien vêtus, et leur donnait des armes enrichies d'or et d'argent, autant pour la beauté du coup d'oeil que pour les y attacher davantage au jour du combat, par la crainte de les perdre.

(4) Il avait même pour eux une telle affection, que lorsqu'il apprit la défaite de Titurius, il laissa croître sa barbe et ses cheveux, et il ne les coupa qu'après l'avoir vengé.

(1) Delicta neque obseruabat omnia neque pro modo exequebatur, sed desertorum ac seditiosorum et inquisitor et punitor acerrimus coniuebat in ceteris.

(2) Ac nonnumquam post magnam pugnam atque uictoriam remisso officiorum munere licentiam omnem passim lasciuiendi permittebat, iactare solitus milites suos etiam unguentatos bene pugnare posse.

(3) Nec milites eos pro contione, sed blandiore nomine commilitones appellabat habebatque tam cultos, ut argento et auro politis armis ornaret, simul et ad speciem et quo tenaciores eorum in proelio essent metu damni.

(4) Diligebat quoque usque adeo, ut audita clade Tituriana barbam capillumque summiserit nec ante dempserit quam uindicasset.


Commentaire

Compagnons d'armes : Auguste prendra l'attitude inverse, refusant d'employer le terme de commilitones quand il s'adressait à ses soldats (Suétone, Auguste, 25, 1).


[23 mars 2006]

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