Bibliotheca Classica Selecta - Traductions françaises : Sur la BCS - Ailleurs sur la Toile

Métamorphoses d'Ovide : Avant-Propos - Notices - Hypertexte louvaniste - Iconographie ovidienne - Page précédente - Page suivante


OVIDE - MÉTAMORPHOSES

Livre II

  

Traduction nouvelle annotée

par

Anne-Marie Boxus et Jacques Poucet (2005)

 

Sebastiano Ricci - La Chute de Phaéton, 1703-1704 - Belluno, Museo Civico
Jupiter, brandissant la foudre, est représenté en train de frapper Phaéton
Source : http://artyzm.com/e_obraz.php?id=1254

  


Plan
 
Phaéton conduit le char du Soleil (2, 1-271)
  • Phébus permet à Phaéton de conduire son char (2, 1-152) 
  • Le vol catastrophique de Phaéton (2, 153-271)

Fin de Phaéton - Retour à la normalité : Callisto (2, 272-530)

  • La mort de Phaéton (2, 272-332) 
  • Phaéton pleuré par ses proches : métamorphoses des Héliades et de Cygnus (2, 333-400)
  • Jupiter et Callisto, métamorphosée en ourse (2, 401-495)
  • Catastérisme de l'ourse Callisto et de son fils Arcas (2, 496-530)

Malheurs et métamorphoses dus à des indiscrétions (2, 531-707)

  • Apollon, Coronis et Esculape - Rôle du corbeau et de la corneille (2, 531-632)
  • Métamorphose en cavale d'Ocyrhoé, fille de Chiron (2, 633-675)
  • Métamorphose de Battus par Mercure (2, 676-707)

Des dieux capricieux (2, 708-875)

  • Mercure, Hersé et Aglauros (2, 708-751)
  • Minerve, l'Envie et la métamorphose d'Aglauros (2, 752-832)
  • Jupiter et l'enlèvement d'Europe (2, 833-875)

Résumé

Phaéton conduit le char du Soleil (2, 1-271)

Phébus permet à Phaéton de conduire son char (2, 1-152) 

Après avoir découvert, ébloui, le palais du Soleil, décrit avec emphase (représentation de l'univers sculpté sur les portes), Phaéton s'approche de Phébus en personne, trônant dans l'éclat de sa majesté. (2, 1-30)

Phébus rassure Phaéton sur son origine, et s'engage, par un serment qu'il ne peut rompre, à lui accorder la faveur de son choix pour prouver sa paternité. Phaéton souhaite conduire durant un jour le char de son père. Désespéré, le père tente vainement de dissuader son fils, invoquant son jeune âge, sa condition de mortel et le caractère surhumain de la tâche. (2, 31-102)

Phaéton ne veut rien entendre, et Phébus, lié par son serment, se résigne à le conduire devant le char éblouissant, prêt à partir au lever de l'Aurore. Au comble de l'inquiétude, il prodigue à son fils soins et conseils avant de le lancer dans cette aventure périlleuse. Phaéton, tout à son bonheur et sourd à la voix de la sagesse, est prêt à prendre le départ. (2, 103-152)

Le vol catastrophique de Phaéton (2, 153-271)

Ovide décrit la course du char, au cours de laquelle le jeune Phaéton a tôt fait de perdre le contrôle de la situation. Les événements sont d'abord centrés sur le comportement des chevaux, totalement débridés. (2, 153-170)

Le désordre se manifeste ensuite dans le ciel, où des constellations d'habitude figées par le gel se mettent à fondre. Phaéton, complètement perdu, assiste impuissant à la ruine et à la dévastation qui se répand partout sur la terre. (2, 171-271)

 

 Fin de Phaéton - Retour à la normalité : Callisto (2, 272-530)
 

La mort de Phaéton (2, 272-332) 

La Terre (= Tellus), à bout de souffle, supplie alors Jupiter de l'anéantir complètement à l'aide de sa foudre, non sans rappeler toutefois les peines qu'elle se donne au service des hommes et des dieux, et en insistant surtout sur le risque que court l'univers entier de retourner au chaos primitif. (2, 272-303) 

Jupiter, convaincu de la nécessité d'une intervention, foudroie Phaéton et arrête la course du char. Le corps embrasé de Phaéton tombe à travers l'espace et atterrit près du fleuve Éridan, où les Naïades d'Hespérie lui dressent un tombeau et une épitaphe. (2, 304-332)

Phaéton pleuré par ses proches : métamorphoses des Héliades et de Cygnus (2, 333-400)

Apprenant la mort de son fils Phaéton, Clymène parcourt le monde et retrouve son cadavre, tandis que les Héliades, inconsolables, restent à gémir sur le tombeau de leur frère jusqu'à leur métamorphose en arbres. (2, 333-366)

Cygnus, inconsolable lui aussi après la disparition de Phaéton, son bien-aimé, renonce à son trône chez les Ligures et pleure près du fleuve, avant d'être métamorphosé en cygne. (2, 367-380)

Phébus enfin est si affecté que, sans l'insistance des autres dieux, il renoncerait à éclairer le monde, mais il reprend sa charge, en passant sa rancune sur ses chevaux. (2, 381-400)

Jupiter et Callisto, métamorphosée en ourse (2, 401-495)

Jupiter, soucieux de faire revivre la nature, s'intéresse en premier lieu à sa chère Arcadie, où bientôt il s'éprend d'une jeune vierge chasseresse (Callisto, qu'Ovide ne nomme pas), adepte de Phébé-Diane. Profitant d'un moment où la nymphe repose seule dans une forêt, Jupiter revêt l'apparence de Phébé, pour l'abuser par la ressemblance, et la viole en dépit de sa vaine résistance. Il regagne alors l'éther, abandonnant sa victime à la haine et à la solitude. (2, 401-440)

Bientôt Callisto, mise en présence de Phébé-Diane et de son escorte, dissimule mal sa gêne et, près de neuf mois plus tard, tandis que la déesse propose une baignade à ses amies, la jeune femme, contrainte de se dévêtir, ne peut plus cacher sa grossesse et se fait exclure de l'escorte de Diane. (2, 441-465)

Elle met au monde un enfant, Arcas ; Junon jalouse décide de se venger en métamorphosant sa rivale en une ourse, d'apparence féroce mais gardant son caractère timide et doux. (2, 466-490)

Catastérisme de l'ourse Callisto et de son fils Arcas (2, 496-530)

Un jour que le jeune Arcas, âgé de quinze ans, s'adonnait à la chasse, il fut mis en présence de l'ourse, qui reconnut son fils et voulut l'approcher. Arcas effrayé allait la tuer lorsque Jupiter les transforma tous les deux en astres, les sauvant de la mort et d'une impiété. (2, 496-507)

Junon, dépitée de voir l'ennemie qu'elle avait transformée en animal briller désormais au firmament des étoiles, va se plaindre auprès de Téthys et Océan de l'outrage subi, et leur demande de ne pas permettre au Septentrion de plonger dans la mer. (2, 508-530)

 

Malheurs et métamorphoses dus à des indiscrétions (2, 531-707)
 

Apollon, Coronis et Esculape - Rôle du corbeau et de la corneille (2, 531-632)

Le corbeau, jadis de couleur blanche, s'apprête à aller révéler à son maître Apollon l'infidélité de la belle Coronis. Une corneille le met en garde contre un excès d'empressement à intervenir dans les affaires d'autrui, en lui racontant sa propre mésaventure. En effet, Pallas avait enfermé Érichtonius, bébé conçu sans mère, dans un coffret qu'elle avait confié à la garde des filles de Cécrops, avec la consigne de ne pas chercher à connaître son secret. Aglauros, une des Cécropides, cède à la curiosité. Témoin de cette indiscrétion, la corneille s'empresse de rapporter la chose à Minerve (Pallas), qui l'exclut aussitôt du cercle de ses protégés au profit de la chouette. (2, 531-565)

La corneille (cornix) revient alors à sa propre histoire : fille du roi Coroneus de Phocide, elle inspira à Neptune une violente passion ; mais pour lui permettre d'échapper à la poursuite du dieu, Minerve la métamorphosa en corneille et fit d'elle sa fidèle suivante ; elle fut pourtant détrônée par Nyctimène, métamorphosée à son tour en chouette suite à un inceste. (2, 566-597)

Le corbeau n'écoute pas la corneille bavarde et rapporte à Apollon la trahison de Coronis. Le dieu furieux transperce d'une flèche sa maîtresse infidèle qui, en mourant, lui révèle qu'elle attend de lui un enfant ; le dieu alors, en proie au remords, ne réussit pas à sauver Coronis mais sauve du moins son foetus (le futur Esculape), et le confie au centaure Chiron, tandis qu'il punit l'indiscrétion du corbeau en l'excluant des oiseaux de couleur blanche. (2, 598-632)

Métamorphose en cavale d'Ocyrhoé, fille de Chiron (2, 633-675)

Ocyrhoé, fille de Chiron, dotée du don de prophétie, prédit à l'enfant (Esculape) confié à son père, qu'il aura le pouvoir de guérir les mortels, et aussi de les ressusciter, mais qu'il provoquera, en usant de ce pouvoir, la colère des dieux et sera foudroyé par Jupiter, avant de connaître une nouvelle existence. (2, 633-648)

À son père Chiron, né immortel, Ocyrhoé prédit qu'il mourra, empoisonné par le sang d'un serpent. Mais la prophétesse en a trop dit et sa métamorphose en cavale l'empêche de terminer sa prophétie. (2, 649-675)

Métamorphose de Battus par Mercure (2, 676-707)

Apollon, berger distrait, se fait dérober ses génisses par le jeune Hermès-Mercure. Craignant d'être dénoncé par Battus, un gardien de troupeaux témoin du larcin, Mercure lui achète son silence en lui donnant une génisse. Mais voulant tester le vieillard, le dieu sous une autre apparence lui demande s'il n'a pas vu des génisses volées, et lui promet comme récompense une vache et un taureau. Battus se laisse tenter et révèle l'endroit où sont les génisses. Mercure punit sa trahison en le métamorphosant en rocher.

 

Des dieux capricieux (2, 708-875)
 

Mercure, Hersé et Aglauros (2, 708-751)

Mercure, quittant la Messénie, survole Athènes au moment de la procession des Panathénées et s'éprend de la beauté de Hersé, une des jeunes filles participant au cortège. Plein d'assurance, il décide d'entreprendre sa conquête. (2, 708-736)

Il se rend dans la demeure des filles de Cécrops (Pandrose, Aglauros et Hersé) et, rencontrant en premier lieu Aglauros, il se présente en lui demandant de favoriser son amour pour Hersé. En échange, l'indiscrète et cupide Aglauros réclame à Mercure un grand poids d'or et le fait sortir du palais. (2, 737-751)

Minerve, l'Envie et la métamorphose d'Aglauros (2, 752-832)

Minerve, déjà prévenue contre Aglauros la curieuse et craignant de la voir gagner encore en prestige, charge l'Envie d'infecter Aglauros de son venin. (2, 752-786)

L'Envie, personnage effrayant et odieux, se rend dans la florissante Athènes en semant la désolation sur son passage. Introduite dans la demeure des Cécropides, elle répand son poison dans le coeur d'Aglauros et lui inspire un très vif dépit en évoquant le bonheur de Hersé comblée par l'amour de Mercure. (2, 787-811)

Désespérée et rongée par l'envie, Aglauros décide finalement d'interdire l'accès de leur demeure à Mercure qui, pourtant très conciliant dans un premier temps, finit par forcer le passage d'un coup de sa baguette et punit la jeune fille en la métamorphosant en statue. (2, 812-832)

Jupiter et l'enlèvement d'Europe (2, 833-875)

Mercure, remonté au ciel après la métamorphose d'Aglauros, est aussitôt renvoyé sur terre, au pays de Sidon, par Jupiter, avec ordre de conduire de la montagne vers le rivage le troupeau du roi Agénor. Sans en connaître la raison, il exécute l'ordre reçu et amène le troupeau sur le rivage où la princesse Europe a l'habitude de jouer. (2, 833-845)

Jupiter revêt l'apparence d'un taureau éclatant, suscite l'admiration et la confiance de la jeune fille, qui finit par monter sur son dos ; finalement le dieu emporte sa conquête à travers les mers loin de sa Phénicie natale. (2, 846-875)


Métamorphoses d'Ovide : Avant-Propos - Notices - Hypertexte louvaniste - Iconographie ovidienne - Page précédente - Page suivante

Bibliotheca Classica Selecta - UCL (FLTR)