Bibliotheca Classica Selecta - Autres traductions françaises dans la BCS

Suétone (généralités)

Vie d'Auguste (généralités) - (latin 85 K) - (traduction 200 K)


  Suétone, Auguste, 92

 XCII. Sa foi dans les présages

(1) Il y avait certains auspices et certains présages qu'il regardait comme infaillibles. Si, le matin il se chaussait mal, ou s'il mettait au pied droit la chaussure du pied gauche, c'était un mauvais signe. Lorsqu'il partait, pour un long voyage de terre ou de mer, s'il tombait de la rosée, c'était un bon signe qui annonçait un retour prompt et heureux.

(2) Il était frappé surtout de certains phénomènes.

(3) Il transporta dans "la cour des gouttières", près de ses dieux pénates, et fit cultiver avec grand soin un palmier né devant sa maison entre deux pierres.

(4) Dans l'île de Caprée, les branches d'un vieux chêne, languissantes et courbées vers la terre, se relevèrent tout à coup à son arrivée. Il en ressentit une si grande joie, qu'il échangea avec la république de Naples 1'île de Caprée pour celle d'Enarie.

(5) Il avait aussi des scrupules attachés à certains jours. Il ne se mettait jamais en route le lendemain des jours de marché, et ne commençait aucune affaire sérieuse le jour des nones. En cela, disait-il dans une lettre à Tibère, il ne voulait éviter que la funeste influence du nom.

(1) Auspicia et omina quaedam pro certissimis obseruabat: si mane sibi calceus perperam ac sinister pro dextro induceretur, ut dirum; si terra mariue ingrediente se longinquam profectionem forte rorasset, ut laetum maturique et prosperi reditus.

(2) Sed et ostentis praecipue mouebatur.

(3) Enatam inter iuncturas lapidum ante domum suam palmam in compluuium deorum Penatium transtulit, utque coalesceret magno opere curauit.

(4) Apud insulam Capreas ueterrimae ilicis demissos iam ad terram languentisque ramos conualuisse aduentu suo, adeo laetatus est, ut eas cum re publica Neapolitanorum permutauerit, Aenaria data.

(5) Obseruabat et dies quosdam, ne aut postridie nundinas quoquam proficisceretur aut Nonis quicquam rei seriae incoharet; nihil in hoc quidem aliud deuitans, ut ad Tiberium scribit, quam "dysphemian" nominis.


Commentaire

 


[28 février 2001]

Bibliotheca Classica Selecta - FUSL - UCL (FLTR)