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MOTEUR DE RECHERCHE DANS LA BCS
Jacques-Auguste de Thou (1553-1617)
Texte :
-- Histoire universelle de Jacques-Auguste.de Thou..., t. IX (1596-1605), t. X (1605-1610), La Haye, 1740.
-- Choix de lettres françoises inédites de J.A.de Thou, Paris, 1877.
Étude :
-- Jacques-Auguste de Thou (1553-1617). Écriture et condition robine, Paris, 2007 (Cahiers V.L. Saulnier, 24).
"J'adresserais encore volontiers un oremus à saint de Thou, qui fut le magistrat le plus intègre, ainsi que le meilleur historien"
Voltaire
Affaires religieuses (1596)
Tandis que le Roi étoit à Roüen, on fit la cérémonie du bâtême d'une fille que le Roi avoit euë de Gabrielle d'Estrées. Le Duc de Montpensier & les autres Seigneurs, avec toute leur suite, assistèrent à cette cérémonie, au milieu d'une foule de peuple qui remplissoit les ruës. Tous les Ambassadeurs des Princes étrangers, qui étoient alors à la suite de la Cour, furent invités de s'y trouver. Les personnes sensées blâmerent cette pompe éclatante pour un fille bâtarde, & dirent, qu'au moins la cérémonie n'eût pas dû se faire en présence du Légat & des députés des Provinces.
Ce fut aussi en ce tems-là que Charlotte-Catherine de le Trimouille, veuve du Prince Henri de Condé mort à Saint-Jean d'Angely en Saintonge, en 1588. le 4. de mars, & mere de Henri II. Prince de Condé, né après la mort de son pere, (le Roi l'avoit fait venir à la Cour l'année précedente,) abjura la Religion nouvelle à Roüen, & embrassa la Religion Romaine. Le Légat du Pape fit la cérémonie de la réconciliation, quoique le Cardinal de Gondy, comme Evêque de Paris, prétendît que c'étoit à lui de la faire. Après la cérémonie, le Légat donna à la Princesse un repas magnifique, auquel les Princes et les Seigneurs de la Cour furent invités.
Cette Princesse n'avoit jugé à popos de changer de Religion que long-tems après son arrivée à la Cour; parce qu'après la mort de son mari, ayant été accusée d'en avoir été l'auteur, ayant été même condamnée par des juges incompetens, elle vouloit, avant que de faire profession de la Religion Catholique, (ce qu'elle avoit résolu depuis long-tems,) être déchargée de cette accusation & déclarée innocente par un Arrêt de Parlement de Paris, auquel le Roi avoit renvoyé cette affaire: Elle craignoit avec raison qu'on ne la soupçonnât d'avoir plutôt cherché à se rendre par ce changement ses juges favorables, que d'avoir fait cette démarche par la persuasion où elle étoit, que son abjuration étoit utile & même nécessaire à son salut (t.IX, liv. CXVII, p.20).
Procès entre gens d'Église
Je ne dois pas omettre de parler ici de deux autres jugemens célèbres. Le premier, auquel présida Gilles de Riants, avec Jean le Maître, fut rendu contre Jean Flavien, Chanoine de Sens, en faveur des droits de la jurisdiction royale. Ce Chanoine avoit un procès contre Jean Miete, Archidiacre de la même église, à qui il avoit dit des injures atroces, & qu'il avoit ignominieusement fait mettre en prison. L'Archidiacre eut recours au Juge Royal. Le Chanoine prétendit, que par cette démarche il étoit formellement excommunié; & que le Concile de Trente avoit expressément défendu, sous peine d'encourir les censures, que les Ecclésiastiques plaidassent les uns contre les autres, ailleurs que devant le Tribunal du Juge d'Eglise. Le Lieutenant criminel de Sens ne laissa pas de rendre une sentence contre Flavien, & quoique celui-ci eut décliné sa jurisdiction, il ordonna qu'en sa présence, & en celle du Rapporteur & de l'Archidiacre Miete, il feroit excuse dans le lieu où s'assemble le Chapitre, & se retracteroit de ce qu'il avoit dit contre son confrere. Flavien interjetta appel au Parlement: l'affaire ayant été communiquée au Procureur général, sur ses conclusions la sentence fut confirmée par un Arrêt, qui ordonna, qu'en présence du Lieutenant civil, du Lieutenant criminel, de quatre Conseillers du Présidial, du Procureur & de l'Avocat du Roi, & de tous les Chanoines, Flavien se présenteroit dans le lieu du Chapitre, de bout, tête nuë, devant Miete, qui seroit assis, & que ledit Flavien declareroit, que c'étoit temérairement, par erreur, & contre le respect dû à la Justice, qu'il avoit dit et écrit, que Miete étoit excommunié de droit, pour avoir eu recours au Juge Royal: Qu'il reconnaissoit que cette proposition étoit fausse, erronée, & contraire aux saint Decrets & aux Edits du Roi: qu'après cela son écrit seroit lacéré en sa présence (t.IX, liv. CXVII, p.23).
Morts illustres: Jean Bodin
Après avoir parlé de ce fameux Ecrivain [N. Vignier], je ferai mention du célèbre Jean Bodin, né en Anjou. Dans sa première jeunesse, si l'on en croit quelques-uns qui l'assurent comme une chose certaine, il porta l'habit de Carme, & fut ensuite rélevé de ses voeux, comme les ayant fait avant l'âge compétent. Délivré du froc, il s'appliqua beaucoup à l'étude. Après s'être rendu très-habile dans les langues, il se porta par son vaste génie vers toutes les Sciences, & se proposa de ne rien ignorer. D'abord il exerça la profession d'Avocat au Parlement de Paris; mais ennuyé de ce métier, où l'on a toûjours, pour ainsi dire, les armes à la main, il s'adonna tout entier à composer des ouvrages de Littérature. Il s'essaya d'abord sur les Cynegetiques d'Oppien, qu'il traduisit en Latin avec beaucoup d'élégance & de goût, & qu'il orna d'un très-sçavant Commentaire, qui fit connaître sa capacité & ses talents pour les belles lettres. Bientôt il se proposa des objets plus considerables. Après avoir mis au jour une methode pour l'Histoire, & ses dissertations contre Malétroit, au sujet de la Monnoye: il publia enfin en François son grand ouvrage intitulé la République de Bodin; livre qui, en faisant connoître la vaste & profonde érudition de l'Auteur, fait voir aussi, au sentiment des personnes de bon sens, beaucoup de vanité & d'ostentation; défaut assez ordinaire à ceux de son païs. Peu de tems après, il publia aussi en François sa Démonomanie; matière qui avoit été jusqu'alors traitée par plusieurs autres Auteurs, mais sur laquelle Bodin a écrit avec plus de netteté & de justesse que tout autre, en refutant presque toujours les sentimens de Wier. Ce livre l'a fait soupçonner de Magie. Pendant qu'il composoit ces ouvrages, il eut souvent l'honneur d'être admis dans les entretiens secrets & familiers que Henri III. se plaisoit d'avoir avec les Sçavans, & il s'y fit toûjours distinguer. Car il avoit, comme l'on dit, son esprit en argent comptant; & sa mémoire heureuse & fidèle lui fournissoit toûjours une infinité de choses curieuses sur toutes les matières qu'on proposoit (t.IX, liv. CXVII, p. 26).
Les Hollandais à Madagascar
Le 3. de Septembre [1596] ils mouillerent à l'Isle S. Laurent, autrement Madagascar, située au vingt sixième dégré de latitude Australe. Ils remarquerent une grande quantité de Hérons & d'autres oiseaux, qui voloient le long du rivage. Autant qu'ils avoient été bien reçus au Cap de Bonne-Espérance, autant le furent-il mal dans cette Isle, dont les habitans coururent sur eux, & les poursuivirent avec des fléches. Il mourut alors beaucoup de monde sur les vaisseaux, de la maladie qui y regnoit, & entre autres le Capitaine Jean Dignums; ce qui fit que cette rade fut appellée le Cimetière des Hollandois.
On envoya une Pinasse, qui faisant voile directement sous le Tropique du Capricorne, entra dans une Baye de cette Isle, le 10. d'Octobre. On y trouva des vivres en abondance, mais un peuple barbare & inhumain, qui ne cherchoit qu'à surprendre & à dépouiller les étrangers qui abordoient chez eux. Ces Insulaires, dont le corps est robuste & délié, sont noirs & vont tous nuds, couvrant seulement leurs parties naturelles d'un morceau de toile de coton. Les femmes lient cette piéce de coton un peu plus haut, de manière néanmoins que toute leur gorge est à découvert. Elles aiment à se parer avec des bracelets de cuivre, mais elles estiment encore plus ceux d'étain. Il y a aussi dans l'Isle, des boeufs qui ont des bosses sur le dos, & des moutons qui, au lieu de laine, sont couverts de longs poils comme nos chévres, & dont la queuë pese jusqu'à douze livres. Ces Insulaires donnerent six moutons pour une cuilliere d'étain. On ne put sçavoir alors quelle étoit leur Religion: on apprit seulement qu'ils étoient circoncis; ce qui fit conjecturer qu'ils suivoient la Religion Mahométane (t.IX, liv. CXVII, p.42).
Description d'une baleine
Les Baleines, qui étoient autrefois fort communes dans la mer Britannique, y sont devenuës fort rares depuis que les canons sont en usage: On regarda donc comme une espece de prodige, une Baleine qui fut prise au commencement de l'année [1598] entre Katwyk & Scheveling, villages de Hollande: elle étoit longue de soixante & dix pieds: sa tête seule en avoit dix-neuf: sa machoire inférieure avoit quarante-deux dents blanches comme de l'yvoire, lesquelles s'emboitoient, lorsque l'animal fermoit sa gueule, dans autant de trous placés dans la machoire supérieure, où il n'y avoit aucunes dents: sa queuë étoit longue de quatorze pieds (t.IX, liv. CXVII, p.212).
Histoire d'un homme cornu
Cette année [1599], Beaumanoir de Lavardin, Maréchal de France & Gouverneur du Maine, présenta au Roi un homme cornu. Il se nommoit Trovilu, & étoit né dans les montagnes de cette Province. Le Maréchal de Lavardin, chassant de ce côté-là, arriva par hazard dans un de ces endroit où se fait le charbon. Au bruit des chasseurs, les ouvriers avoient pris la fuite; & le Maréchal, les prenant pour des voleurs, les poursuivit jusqu'à ce qu'il les eût tous arrétés. Trovilu étoit de ce nombre. Il ne s'étoit point découvert devant le Gouverneur, comme ses compagnons, afin de cacher sa difformité. Enfin, un des domestiques du Maréchal lui ôta son bonnet, & tout le monde vit avec surprise une corne qu'il portoit au front.
Ce prodige parut digne de la curiosité du Roi. Trovilu fut présenté à ce Prince; après quoi il fut donné à Paris en spectacle à tout le monde. Il m'a dit à moi-même, comme à plusieurs autres qui l'ont vu: Qu'en naissant il n'avoit apporté aucune apparence de corne: Que vers l'âge de sept ans, son front avoit commencé à devenir rude et raboteux: Que depuis ce tems là, jusqu'à l'âge de trente cinq ans qu'il avoit quand on l'arrêta, cette corne s'étoit augmentée de plus en plus, sa courbure n'étant d'abord que fort peu sensible: Qu'il avoit quitté alors le village de S. Fray, lieu de sa naissance, & s'étoit caché dans les bois, évitant sur-tout d'ôter jamais son chapeau, de crainte que si on venoit à découvrir son malheur, on ne le prît pour un monstre; & qu'on ne lui fît quitter son travail pour le donner en spectacle, comme il étoit arrivé en effet.
Excepté cette corne, il avoit l'esprit et le corps semblables à ceux de tous les autres hommes. Du reste, sa corne étoit singuliere & monstrueuse, aussi dure & aussi épaisse que celle d'un mouton, ou d'une chevre. Elle étoit cannelée, non point en ligne spirales, mais en lignes droites. Sa couleur étoit blonde, comme celle de sa barbe & de ses cheveux. Car quoique le devant de sa tête fût chauve, le derriere étoit garni de cheveux à l'ordinaire; & il avoit au menton & au-dessus des levres, quelques touffes de poil, qui lui tenoient lieu de barbe; ensorte qu'il ressembloit aux Satyres, tels qu'on les représente ordinairement. A l'égard du devant de la tête, la matière destinée à y faire naître des cheveux, s'étoit employée à nourrir cette corne.
Elle étoit placée au côté droit du front, & ne poussoit point en devant, comme celle des moutons; mais s'étendoit en se recourbant vers le côté gauche. Ainsi la pointe retombait sur le crâne, qu'elle auroit percé sans doute d'une manière dangereuse & mortelle, si on ne l'eût coupée de tems en tems. Le pauvre homme nous assuroit, qu'il ressentoit alors de terribles & de continuelles douleurs; ce qui arrivoit même lorsque les spectateurs vouloient le toucher. Il ne voyait qu'avec peine, que des charlatans profitassent de son malheur & de sa difformité, pour le promener ainsi par tout Paris. Aussi ne put-il souffrir plus long-tems un tel affront, & sa férocité naturelle lui en fit concevoir un tel chagrin & un si grand dépit, qu'il en mourut bientôt après (t.IX, liv. CXVII, p.299-300).
Baronius successeur de Clément VIII?
Après la mort du Pape [3-3-1605], on laissa s'écouler la neuvaine accoûtumée: les Cardinaux, au nombre de soixante, s'enfermerent ensuite dans le conclave le 14. de Mars. Avant d'y entrer, ceux qui étoient dans les intérêts de l'Espagne, craignant que le Cardinal César Baronius, cet illustre écrivain des annales Ecclésiastiques, ne fût élû Pape, renouvellerent contre lui des plaintes, qu'ils prétendoient avoir formées, pendant la vie du feu Pape. Pour preuve de cette accusation, ils supposerent des lettres de Laurent Suarès de Figueroa, Duc de Feria, & Viceroi de Sicile. Ptolémée Gallo, Cardinal de Como, & Doyen du sacré collége, les apporta en plein consistoire; & comme elles étoient écrites en langue vulgaire, le Cardinal François de Muxica d'Avila Espagnol, en fit la lecture.
Baronius ne put s'empêcher de faire paroître l'indignation que lui causoit cette accusation. Pour se justifier, il accumula, selon sa coutume, un grand nombre de passages de l'Ecriture sainte, & s'écria: "Il m'est plus avantageux de mourir, que de voir ternir ma réputation." Il parla ensuite de ses annales, de l'utilité qu'en retiroit la République Chrétienne, des applaudissemens qu'il avoit reçus de plusieurs nations, & des témoignages avantageux, que les hérétiques mêmes lui avoient donnés. Enfin, pour s'excuser de ce qu'il faisoit lui-même son apologie en termes si magnifiques, il dit: "Pardonnez-moi; Seigneurs Illustrissimes, si je parle ainsi; vous m'avez forcé de la faire." ...
Il parla avec tant d'éloquence & de feu, que tout le consistoire en fut émû; ensorte qu'on a cru que si cette action se fût passée dans le conclave, tous les Cardinaux se seroient jettés aux pieds de Baronius, & l'auroient élevé sans la moindre opposition sur le thrône de S. Pierre...
Mais quoique Baronius fût entiérement justifié, cependant l'ardeur de ces premiers mouvemens qui avoient animé les Cardinaux en sa faveur, se ralentit bien-tôt, & la haine de ses ennemis prit le dessus. La faction espagnole crut devoir faire tous ses efforts pour exclure de la papauté un homme qui lui étoit suspect depuis long-tems, & que la derniére accusation avoit encore aigri.
Au surplus, les plaintes des Espagnols contre l'auteur des annales Ecclésiastiques, étoient fondées sur ce que cet historien avoit écrit dans l'Onziéme tome de son ouvrage, que les preuves rapportées par l'Espagne pour prouver ses droits sur la Sicile, étoient justement soupçonnées de fausseté.
...
Les Espagnols s'intéressoient toujours en faveur de Sauli, & leurs adversaires lui opposaient Baronius: mais ce dernier, qui depuis peu s'étoit défendu & justifié avec tant de gloire, faisoit lui-même naître des obstacles à son élévation. Il sembloit refuser le Pontificat; & ce qui fit beaucoup d'impression sur l'esprit des Cardinaux, il disoit hautement que dans sa famille on vivoit fort long-tems. Les Cardinaux ont toujours pour but de choisir un homme courbé sous le poids des années, parce qu'ils aspirent tous à la même dignité, & qu'à la mort de chaque Pontife, ils se flatent toujours de lui succéder. Le peuple romain a les mêmes vûës, parce qu'il trouve son intérêt dans ces fréquentes révolutions. Il pille ordinairement le palais du Cardinal élû Pape; & souvent sur de faux bruits d'une prétenduë élection (t.X, liv. CXXXIV, p.3-5).
L'historien s'informe (1598)
A Monsieur, Monsieur de Sainte-Marthe...
Monsieur, je ne peus estre si près de vous sans vous saluer & vous faire entendre de mes nouvelles. Nous sommes venus enfin en ce lieu (en Poitou) pour y tourner nostre tonneau Diogenien, ou remuer la vis sans fin, ce que j'escri à vous & à ceux qui desirent le bien, & ont regret aux desordres que traînent après soy ces longeurs. Vous scavés en vostre généralité à quoi vous en tenir. Je ne m'estendray davantage sur ce subject, & vous dirai que je trompe tant que je peus ces ennuis, poursuivant mon histoire que j'avoi comme délaissée, & ai reprise depuis cest esté dernier; & suis maintenant en l'année de la premiere guerre civile ouverte en ce roiaume, c'est-à-dire LXII, en laquelle tombe la prise & le sac de vostre ville [Poitiers], de laquelle pourtant je vous supplie vouloir mettre les perticularités par escrit; car ce qui s'en trouve escrit est fort jejune [maigre] & défectueux. Donnés-vous, s'il vous plaist, ce loisir, & m'aidés de cette piece pour l'inserer en son lieu. Le sr de Se Gemme y commendoit lors pour Monsieur le Prince. Je dezire savoir son vray nom & surnom; & de Pineau, qui tenoit le chasteau. Vous scavés que la latinité requiert cela; voire celui du mayre, qui fut si mal traisté; et de tous les aultres, desquelz il est besoin de faire mention. Monsieur de la Vau trouvera ici mes tres-affectionnées recommendations à ses bonnes graces: lequel se souviendra aussi, si lui plaist, de ce qu'il m'a promis de monsieur de la Scala, outre ce qu'il m'a jà envoié. Je dezire fort sçavoir de lui ce qu'il peut avoir de l'evesque de Monpellier Guilaume Pelissier, c'est à dire quand & où & de qui il naquit, où il est mort, quand & de quelle maladie, & en quel aage... (Lettres de J.A. de THOU, XVII, p.46-47).
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