[Extrait de Folia Electronica Classica, t. 29, janvier-juin 2015]

 

LES « MARQUEURS » DE LA NATIVITÉ DU CHRIST DANS LA LITTÉRATURE MÉDIÉVALE.
La christianisation du matériel romain

par

Jacques Poucet

Membre de l’Académie royale de Belgique

Professeur émérite de l’Université de Louvain

 


[Page de Garde] [Table des Matières] [Introduction] [I. Généralités] [2. Phénomènes célestes] [3. Boeuf parlant]

 [4. Phénomènes divers] [5. Vision d'Octavien] [6. Prodige de l'huile] [7. En guise de conclusion] [Liste bibliographique]


 

Chapitre IV. Phénomènes divers

 

Maison secouée par une tempête – Remise de dettes – Construction de routes – Effondrement d’un amphithéâtre

 

Plan

 

1. Une maison secouée par la tempête

2. La remise de dettes

3. La construction de routes

4. L’effondrement de l’amphithéâtre de Fidènes

 

Le chapitre IV regroupe un ensemble assez disparate de phénomènes un peu particuliers, dont le premier et le dernier, le motif d’une maison secouée par une tempête et de l’effondrement d’un amphithéâtre, ne font pas partie de la liste, pourtant bien fournie, du chapitre 6 de La légende dorée. Par contre, les deux notices intermédiaires – la remise de dettes et la construction de routes – apparaissent dans le catalogue de Jacques de Voragine, mais ne semblent pas être mises ailleurs que chez lui en rapport avec la Nativité. La raison du lien de ces quatre éléments avec la Nativité est difficile à établir. Mais le fait qu’ils aient tous une origine romaine nous impose de les prendre en considération.

 

1. Une maison secouée par la tempête

Le motif de la maison secouée par une tempête, absent dans le chapitre 6 de Voragine, est attesté par quatre auteurs médiévaux au moins, et son point de départ est un texte de Suétone. Chez l’auteur romain, l’événement est raconté fort simplement et lié sans ambiguïté à la mort de César. À l'exception de Guillaume le Clerc de Normandie, les écrivains du Moyen Âge conserveront cet ancrage « césarien » sans en modifier substantiellement le contenu.

 

a. Un commentateur de Godefroi de Viterbe

Nous partirons du commentateur du Speculum regum de Godefroi de Viterbe, qui, comme on l’a dit plus haut, écrivait en prose à une date difficile à préciser. Il rapporte un événement qui aurait frappé la maison de César quelque temps avant sa mort :

Antecessit autem mortem eius prodigium magnum. Nam nocte precedenti diem obitus sui fenestre thalami eius tanto strepitu aperte sunt, ut exiliens a stratu ruituram domum estimaret. (Speculum regum, éd. G. Waitz, p. 68, l. 40-41)

Un prodige important devança cette mort. En effet, la nuit précédant le jour de sa mort, les fenêtres de sa chambre s’ouvrirent avec un si grand fracas que César sauta dehors, pensant que la maison allait s’effondrer. (trad. personnelle)

 

b. Suétone

Cet auteur a évidemment subi (directement ou non) l'influence de l’épisode enregistré par Suétone dans sa longue liste des prodiges liés à la mort de César :

Ea uero nocte, cui inluxit dies caedis, et ipse sibi uisus est per quietem interdum supra nubes uolitare, alias cum Ioue dextram iungere ; et Calpurnia uxor imaginata est conlabi fastigium domus maritumque in gremio suo confodi ; ac subito cubiculi fores sponte patuerunt. (Suétone, César, 81, 7).

Mais cette nuit-là, à l’aube du jour du meurtre, il lui sembla dans son sommeil que des nuages voletaient au-dessus de lui, en même temps qu’il serrait la main droite de Jupiter ; et son épouse Calpurnia s’imagina que le toit de la maison s’écroulait, et que son mari était percé de coups sur son sein ; et aussitôt les portes de la chambre s’ouvrirent. (trad. personnelle)

 

c. Guillaume le Clerc de Normandie (début XIIIe)

Suétone est manifestement aussi est la source, directe ou indirecte, de Guillaume le Clerc de Normandie, dans son poème Les Joies Nostre Dame, du début du XIIIe siècle.

Ce poème en vieux français de 1164 vers entendait célébrer « les Joies de la Vierge Marie », un thème traité plusieurs fois dans la poésie médiévale, où les Joies varient en nombre (5, 7, 9, 15) avant d’être plus tard figées dans les sept « Mystères joyeux du Rosaire ». Nous avons utilisé le texte de l’édition R. Reinsch, Les Joies Nostre Dame de Guillaume le Clerc de Normandie, dans Zeitschrift für romanische Philologie, t. 3, 1879, p. 200-231, sans avoir pu consulter la dissertation de P. Rist, Les Joies Nostre Dame de Guillaume le Clerc de Normandie, Zurich, 1910, qui semble avoir également édité le texte.

Dans cette œuvre, Guillaume commence par célébrer Octavien, signalant la paix qu’il a installée dans son empire et décrivant la vision qui s’est offerte à lui et que nous étudierons dans le chapitre suivant. Il annonce ensuite (v. 84-86) qu’il va rapporter trois « merveilles » qui se produisirent à Rome lors de la naissance du Christ.

Il mentionne d’abord l’effondrement du Temple de la Paix et de la Concorde ainsi que celui de la statue qui y représentait Rome. Et avant de terminer par le prodige de la source d’huile (cfr plus loin), il rapporte que, pendant la Nuit de Noël, une sorte de tempête secoua à Rome un palais extraordinaire de plus de mille fenêtres (tutes de quivre et de metal). Celles-ci, qui étaient pourtant fermées, s’ouvrirent brusquement, rompant leurs systèmes de fermeture, le tout dans un vacarme épouvantable qui fit fuir tous ceux qui l’entendirent.

 

Ore est reson, que vus saceiz,

Quele l’autre merveille fu.                       155

Un mult riche paleis volsu,

Le greignor, qu’unkes veist home,

Aveit en la cite de Rome.

Cil qui le fist, fu bon mestres.

Plus i aveit de mil fenestres,                  160  

Veire, si jeo l’osoe dire,

Mien escient plus de dous mire :

Tutes de quivre et de metal,

Chescun en son dreit fenestral.

Overtes esteient le jur                              165

E closes en la tenebrur.

Il faut maintenant que vous sachiez

ce que fut l’autre merveille.

Un palais très riche, voûté,

le plus grand qu’on vit jamais,

 s’élevait dans la ville de Rome.

Son constructeur fut un grand maître.

Il avait plus de mille fenêtres,

(en vérité, si j’ose le dire,

je crois qu’elles étaient plus de deux mille)

toutes de cuivre et de métal,

chacune à ouverture droite.

Elles étaient ouvertes la journée

et fermées la nuit

 

Après la présentation du palais, le poète en vient à la Nativité et au prodige qui frappe le bâtiment, la nuit de Noël, au moment de l’accouchement :

        

Quant acompli fu le termine,                 461

Que la gloriuse reine

Aporta le fiz Deu en tere, […]

 E les fenestres del pales,

Qui al vespre fermees furent,

Contre la mie nuit s'esmurent,

 Lur barres a force rumpirent ;              475

 Tel noise e tel bateiz firent,

Que de la pour s'enfueient

Tuit cil qui la tumulte oeient.

Quand arriva le moment

où la glorieuse reine

apporta le fils de Dieu sur terre, […]

Les fenêtres du palais

qui avaient été fermées le jour,

vers minuit se mirent en mouvement.

et cassèrent leurs barres avec force.

Cela fit un tel bruit et un tel battement,

que la peur poussa à fuir

tous ceux qui entendirent ce tumulte.

 

Par rapport aux descriptions très sobres de Suétone et du commentateur de Godefroi de Viterbe, on nage ici en pleine amplification poétique, pour ne pas parler de fantastique. Plus de 1000 fenêtres, peut-être même 2000, entièrement de métal, solidement fermées et qui en pleine nuit s’ouvrent brutalement, d’un seul coup, provoquant un bruit effrayant qui fait fuir le voisinage.

On aura remarqué que chez Guillaume, l’événement n’a plus aucun rapport avec César et qu’il sert uniquement à marquer la Nativité.

 

d. Jean d’Outremeuse

Jean d’Outremeuse (Myreur, I, p. 243) a aussi conservé le souvenir de l’événement, mais sa source est plus proche de Suétone que des exagérations hyperboliques de son prédécesseur poète :

Et le thier jour devant sa mort les feniestres de sa chambre par forche de vent ovrirent et recloirent, qui astoient bien fermée, par teile manere que ilh salhist sus tous nus, car ilh quidat que son palais dewist tout afondreir.

Et le troisième jour avant sa mort, la force du vent fit s’ouvrir et se refermer les fenêtres de sa chambre, qui pourtant étaient bien fermées, à tel point qu’il sauta tout nu par-dessus, car il crut que son palais devait s’effondrer complètement. (Myreur, I, p. 243)

Ainsi une violente tempête, qui avait ouvert et refermé brutalement les fenêtres de la chambre de César, avait arraché le dictateur de son lit. Croyant que son palais allait s’effondrer, il était sorti tout nu de sa chambre. Dans Ly Myreur, le récit figure parmi les événements annonciateurs de la mort de César, sans donc être rattaché à la Nativité, comme chez le commentateur de Godefroi de Viterbe et chez Guillaume le Clerc de Normandie.

 

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2. La remise de dettes

Il est difficile de trouver le lien censé relier à la Nativité les deux épisodes qui vont suivre. Ils figurent pourtant en toutes lettres dans La légende dorée, parmi les manifestations attribuées à Octavien :

On lit aussi dans certaines chroniques qu’à l’approche du jour de la naissance du Christ Octavien fit construire des routes publiques dans l’univers entier et remit toutes les dettes des Romains. (trad. A. Boureau, p. 56)

A. Boureau (p. 1084, note 38) regrette de n’avoir pu identifier la source de cette information, mais renvoie à Orose (VI, 6, 20), dont le texte, que voici, a probablement été mal compris par Voragine :

[Octavien], entrant dans Rome avec les honneurs de l’ovation [= 13 novembre 36 a.C.n.], avait jugé bon de remettre les dettes antérieures du peuple romain, en en détruisant même les preuves écrites : en ces jours précisément une très abondante source d’huile, comme je l’ai énoncé plus haut (VI, 18, 34), coula toute une journée depuis une auberge. (trad. M.-P. Arnaud-Lindet, p. 228)

Orose lie donc dans le temps le prodige de l’huile et cette fameuse remise de dettes. Et tout comme il donne une interprétation chrétienne à l’épisode de l’huile, censé annoncer la Nativité avec quelque quatre décennies d’avance, l’historien chrétien interprète de la même manière le second événement : selon lui, la remise des dettes romaines par Auguste symboliserait et annoncerait la remise des péchés, entendez « les dettes des pécheurs » (debita peccatorum, VI, 20, 7) qui sera assurée par la naissance du Christ.

*

Le mécanisme de l’interprétation chrétienne d’événements datant des règnes de César et surtout d’Auguste ne peut plus nous étonner. Ce qui surprend peut-être davantage ici, c’est l’attribution à Octavien par Orose d’une remise générale des dettes. Historiquement en effet ce n’est pas Octavien, mais Jules César qui joua un rôle important dans les tentatives de régler la question des dettes, aiguë à l’époque. Mais même sous César, il ne fut jamais question « de remettre les dettes antérieures du peuple romain, en en détruisant même les preuves écrites » (Orose, VI, 20, 6). On en jugera par ce texte de Suétone :

Quant aux dettes, au lieu d'en ordonner l'abolition, qui était vivement attendue et réclamée sans cesse, il [= Jules César] finit par décréter que les débiteurs satisferaient leurs créanciers suivant l'estimation de leurs propriétés, et conformément au prix de ces biens avant la guerre civile, et que l'on déduirait du principal tout ce qui aurait été payé en argent ou en valeurs écrites, à titre d'intérêts. Ce règlement anéantissait environ le quart des dettes. (Suétone, César, 42, 3 ; trad. Hannick, BCS)

L’opération était donc beaucoup plus complexe que ne l’imaginait Orose. Nous n’entrerons pas dans les détails, nous limitant à reprendre le commentaire de notre collège Jean-Marie Hannick (sur la BCS):

La question des dettes était aiguë à Rome depuis longtemps (cfr, par exemple, Salluste, Catilina, § 33). En 48, César, devenu dictateur et élu au consulat, s'attaque au problème en prenant les décisions décrites ici par Suétone et déjà mentionnées dans la Guerre civile (III, 1, 2) : « Ces questions réglées, comme le crédit traversait dans toute l'Italie une crise assez grave, et que les dettes ne se payaient pas, il [César] décida qu'on nommerait des arbitres pour faire l'estimation des biens meubles et immeubles à leur valeur d'avant-guerre et donner ces biens en paiement aux créanciers. Cette institution lui parut tout à fait propre d'une part à faire disparaître ou à diminuer la crainte d'une annulation générale des dettes, suite presque constante des guerres et des troubles civils, et d'autre part à maintenir la confiance à l'égard des débiteurs. »

La précision (« déduirait du principal ») fournie par Suétone n'apparaît pas dans le texte de César cité ci-dessus. Ce détail a pourtant son importance : non seulement, les intérêts ne s'ajouteront pas à la somme due, mais les intérêts qui auraient été payés en seront soustraits. Cf. P.A. Brunt, Conflits sociaux en République romaine, Paris, 1979, p. 174-175.

Cela étant dit, Auguste lui aussi était intervenu dans la question des dettes, comme le montre un chapitre de Suétone (Auguste, XXXII). Parmi toute une série de mesures sécuritaires, sociales et judiciaires prises par l’empereur, on trouve en effet :

Tabulas ueterum aerari debitorum, uel praecipuam calumniandi materiam, exussit

Il fit mettre au feu les listes des anciens débiteurs du trésor, source la plus riche des accusations calomnieuses. (Suétone, Auguste, XXXII, 4 ; trad. H. Aillourd)

Mais on est très loin de l’affirmation d’Orose, lequel a manifestement amplifié une mesure très particulière d’Auguste. En procédant ainsi, Orose contribuait à fignoler l’image d’Auguste, prince de la paix qui veillait également à ramener la paix sociale.

 

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3. La construction de routes

Voilà donc pour la remise des dettes. En ce qui concerne le réseau routier, on ne voit pas très bien sur quel texte précis aurait pu s’appuyer Voragine pour affirmer « qu’à l’approche du jour de la naissance du Christ, Octavien fit construire des routes publiques dans l’univers entier » (per mundum uias publicas fieri precepit). En tout cas, le chapitre 20 du livre VI, où Orose tente de montrer que l’empire d’Octavien « avait été préparé pour la venue prochaine du Christ », ne contient aucune notice de ce genre. Elle serait d’ailleurs historiquement fausse.

Peut-être Jacques de Voragine (ou sa source) a-t-il estimé qu’installer un réseau routier complet était un élément de paix et qu’on pouvait en créditer le fondateur de la Pax Augusta.

 

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4. L’effondrement de l’amphithéâtre de Fidènes

Ce quatrième et dernier motif est en fait très isolé comme « marqueur » de la Nativité dans la littérature médiévale. Nous l’avons toutefois rencontré dans la Vita Beate Virginis Marie et Salvatoris rhythmica, un poème latin anonyme, écrit vers 1225 et dans les traductions-adaptations poétiques allemandes qui en furent faites plus tard.

Cet ouvrage que nous retrouverons plus en détail plus loin passe en revue toute une série de marqueurs de la Nativité (des signa comme son rédacteur appelle les marqueurs), survenus d’abord à Bethléem, puis « dans le reste du monde ». C’est parmi ces derniers que figure le marqueur qui nous intéresse, absent de Voragine et des autres listes qui nous sont familières. Le rédacteur de la Vita le place un peu après l’allusion à la mort des Sodomites, plus courante, elle, comme marqueur de la Nativité :

 

Est Fidenatum civitas in que paganorum

Simul ad spectaculum, quod gladiatorum

Dicitur, tunc milia viginti convenerunt,                 1950

Qui simul ibi subita morte perierunt.

Il est une cité, Fidènes, où s’étaient rassemblés,

Pour voir ce qu’on appelle des gladiateurs,

À ce moment-là vingt-mille païens

Y périrent tous ensemble d’une mort subite.

 

La formule subita morte (vers 1951) renvoie à l’expression subitanea morte, utilisée quelques vers plus haut (vers 1940) pour caractériser la mort qui avait frappé les Sodomites. Ainsi d’un côté comme de l’autre, un groupe très important de personnes (les sodomites du monde entier, les païens assistant dans une ville à des jeux condamnés par l’Église) ont trouvé une mort inattendue à la naissance du Christ. Ce signum, parce qu’il est typiquement romain, mérite d’être signalé et commenté.

Il s’agit là d’un événement, bien attesté historiquement, qui a frappé la ville romaine de Fidènes, sous Tibère, en 27 après Jésus-Christ. Selon les sources anciennes, un amphithéâtre provisoire en bois, dont on n’avait pas suffisamment assuré les fondations, s’était disloqué lors d'un spectacle, causant un nombre très important de victimes : 20.000 morts selon Suétone (Tibère, 40, 2), 50.000 blessés selon Tacite (Annales, IV, 62-63). Cet accident, l'un des pires dû à l'effondrement d'un théâtre à époque romaine, avait frappé les esprits.

Il ne fait cependant pas partie du matériel habituellement utilisé comme « marqueur » de la Nativité par les chrétiens. Il n’apparaît, à notre connaissance, chez aucun des auteurs analysés plus haut, et ne figure que dans les traductions-adaptations poétiques allemandes de la Vita Beate Virginis Marie latine. Ainsi, par exemple, dans sa Marienleben (vers 3722-3727), Walther von Rheinau réduit de moitié le nombre des morts (il n’en signale plus que zehen tûsent). Mais ce dernier – comme il le fait de temps à autre – signale sa source. Nous apprenons ainsi que l’information vient d’Hégésippe, le Flavius Josèphe latin.

Sur le plan du contenu, l’information n’a guère été retravaillée par le rédacteur anonyme de la Vita. En matière d’interprétation, elle ne contient qu’un simple parallèle implicite établi entre les sodomites et les païens qui regardent des spectacles interdits. Quant à la chronologie, elle est totalement absente. L’historien moderne des légendes doit cependant faire remarquer que l’effondrement de l’amphithéâtre s’est produit en 27 de notre ère, bien après la naissance du Christ, qui eut lieu sous Auguste. Nous avons souvent rencontré des auteurs chrétiens jouant avec la chronologie et rattachant à la Nativité des événements romains antérieurs à celle-ci ; mais c’est la première fois que nous assistons à l’opération inverse, où le rédacteur de la notice fait correspondre à la Nativité un événement qui lui est postérieur. Mais le peu d’intérêt des auteurs médiévaux – surtout les poètes – pour la chronologie est bien connu.

*

Il est maintenant temps d’en venir à des motifs beaucoup plus intéressants, parce qu’ils sont très largement attestés dans la littérature médiévale et y ont connu des développements significatifs, de contenu et d’interprétation. Nous commencerons par la vision d’Octavien, occasionnellement rencontrée à plusieurs reprises dans les chapitres précédents.

 

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FEC - Folia Electronica Classica (Louvain-la-Neuve) - Numéro 29 - juillet-décembre 2015