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Métamorphoses d'Ovide : Avant-Propos - Notices - Hypertexte louvaniste - Iconographie ovidienne - Page précédente - Page suivante


 

OVIDE - MÉTAMORPHOSES

Livre V

 

 

Traduction nouvelle annotée

par

Anne-Marie Boxus et Jacques Poucet (2006)

 

 

   René Antoine Houasse, Alphée et Aréthuse (1688)
   Versailles, Musée national du château et des Trianons
   Base Joconde

 


Plan

La légende de Persée (suite) - Épilogue : Prétus et Polydectès (5, 1-249)

  • Entrée en scène de Phinée. Premiers combats (5, 1-88)
  • Combats singuliers entre Phinée et Persée et certains de leurs partisans respectifs (5, 89-148)
  • Persée s'aidant du « Gorgoneion » métamorphose ses ennemis en statues de pierre  (5, 149-235)
  • Épilogue : Persée châtie Prétus et Polydectès (5, 236-249)

Minerve chez les Muses (I) (5, 250-437)

  • Un concours de chant entre Muses et  Piérides (5, 250-315)
  • La muse rapporte à Minerve le début du concours (5, 315-361)
  • Pluton emmène Proserpine aux enfers, malgré Cyané, métamorphosée en source  (5, 362-437)

Minerve chez les Muses (II) : suite du concours de chant (5, 438-678)

  • Suite du chant de Calliope : Cérès recherche vainement Proserpine et se venge (5, 438-508)
  • Cérès obtient la médiation de Jupiter - Métamorphoses d'Ascalaphe et des filles d'Achélous (5, 509-571)
  • Cérès la bienveillante : son intérêt pour Aréthuse et la mission de Triptolème  (5, 572-661)
  • Épilogue : fin du concours et métamorphose des Piérides (5, 662-678)

Résumé

 

La légende de Persée (suite) - Épilogue : Prétus et Polydectès (5, 1-249)

Entrée en scène de Phinée. Premiers combats (5, 1-88)

Le banquet des noces de Persée et Andromède est troublé par un intrus. C'est Phinée, revendiquant sa nièce Andromède, qui lui avait été promise comme épouse. Céphée tente de justifier sa décision, mais ses arguments (la vaillance et  les mérites de Persée, et surtout le respect de l'accord conclu) ne portent pas. Phinée passe à l'attaque et cherche à atteindre Persée, qui réplique aussitôt. La foule est gagnée par la fièvre du combat, tandis que Céphée quitte le palais, attestant de sa bonne foi. (5, 1-45)

Persée, protégé de Minerve, abat d'abord le jeune et bel Athis, en train de bander son arc, puis Lycabas, l'ami intime d'Athis, qui s'était porté à son secours et qui le rejoint ainsi dans la mort. Ensuite, il élimine une petite dizaine de guerriers. (5, 46-88)

Combats singuliers entre Phinée et Persée et certains de leurs partisans respectifs (5, 89-148)

Phinée, décrit comme un lâche et combattant de loin, blesse mortellement Idas, neutre au départ. Divers corps à corps s'ensuivent entre partisans respectifs des deux frères, et les morts se succèdent dans les deux camps. Ovide insiste sur la cruauté et l'impiété des assaillants qui s'en prennent souvent à des gens pacifiques ou désarmés (un vieillard, des lutteurs, un poète-musicien, notamment).  (5, 89-136)

Persée, avec l'appui de la Fortune, terrasse à lui seul une série d'opposants. (5, 137-148)

Persée s'aidant du « Gorgoneion » métamorphose ses ennemis en statues de pierre (5, 149-235)

Face à une foule d'adversaires, Persée, qui ne trouve chez ses proches (Andromède et ses parents) que de la sympathie et des pleurs, est seul à affronter la mêlée. Adossé à une colonne, il résiste aux assauts et se défait en particulier de deux assaillants. (5, 149-176)

Pour éviter d'être écrasé sous le nombre, il recourt à un artifice magique, en dirigeant la tête de la Gorgone vers ceux qui s'approchent de lui et qu'il métamorphose en statues de pierre : il s'agit de six personnages nommés et caractérisés, dont un de son propre camp, et d'une foule (deux cents hommes) d'attaquants issus de la plèbe. (5, 177-209)

Phinée, consterné par ces métamorphoses, propose de céder sur toute la ligne en échange de la vie, mais Persée, impitoyable, transforme son rival en statue de pierre. (5, 210-235)

Épilogue : Persée châtie Prétus et Polydectès (5, 236-249)

Persée, accompagné d'Andromède, se rend d'abord à Argos, puis à Sériphos, où il métamorphose en statues de pierre l'usurpateur Prétus et le tyran Polydectès.

 

Minerve chez les Muses (I) (5, 250-437)

Un concours de chant entre Muses et  Piérides  (5, 250-315)

Minerve quitte Persée et se rend sur l'Hélicon, où l'attire le renom de la source de Pégase. Les neuf  Muses, et singulièrement Uranie, l'accueillent avec admiration. L'une d'elles se met à raconter comment Pyrénée, décrit comme un impie, voulut les violer au cours de leur voyage vers le mont Parnasse, et comment elles s'envolèrent pour lui échapper, en provoquant indirectement la mort de l'hypocrite. (5, 250-293)

Ensuite, une muse, dont le nom n'est pas cité, apprend à Minerve que les pies, dont le bavardage intrigue la déesse, étaient antérieurement les neuf filles de Piérus. Ces Piérides, fières et sûres d'elles, étaient venues défier  les Muses en leur proposant un concours de chant arbitré par des nymphes, concours dont l'enjeu était la possession des sources de l'Hélicon et des plaines de l'Émathie. (5, 294-314)

La muse rapporte à Minerve le début du concours (5, 315-361)

La muse rapporte ensuite la prestation de la porte-parole des Piérides, laquelle chante la mise en fuite des dieux du ciel par le Géant Typhée et leur arrivée en Égypte, où diverses métamorphoses leur avaient permis d'échapper à leur agresseur. (5, 315-331)

Après une brève transition, la narratrice retrace la contribution de Calliope, représentante des Muses. Après un hommage à Cérès, déesse de l'agriculture, Calliope transporte le lecteur en Sicile : l'île écrase sous sa masse le Géant Typhée, dont les soubresauts inquiètent et attirent sur terre le roi des enfers. (5, 332-361)

Pluton emmène Proserpine, malgré Cyané, métamorphosée en source  (5, 362-437)

Dis, le souverain des enfers, s'attardant en Sicile, éveille l'attention de Vénus Érycine, toujours soucieuse d'étendre son empire. Dès lors, elle charge Cupidon de rendre Pluton amoureux de Proserpine, deux êtres qui jusque là avaient échappé à la domination de la déesse de l'amour. Cupidon aussitôt perce d'une de ses flèches le coeur de Dis. (5, 362-384)

Près de la ville de Henna, Pluton enleva la candide Proserpine, qui cueillait des fleurs dans un cadre idyllique. Malgré les appels désespérés de l'enfant à sa mère Cérès, le dieu l'emporta à travers la Sicile jusqu'à Syracuse. (5, 385-408)

La nymphe Cyané, qui a reconnu Proserpine, veut barrer la route au ravisseur, lui reprochant non sa passion, mais sa manière d'agir ; furieux, le dieu fend la terre avec son sceptre, et, se frayant un passage vers le Tartare, s'y engouffre avec son char. Cyané, inconsolable, ne tarit pas ses larmes, et progressivement est métamorphosée en fontaine. (5, 409-437)

 

Minerve chez les Muses (II) : suite du concours de chant (5, 438-678)

Suite du chant de Calliope : Cérès recherche vainement Proserpine et se venge (5, 438-508)

Cérès parcourt terres et mers. Assoiffée, elle est soulagée par une vieille femme qui lui offre à boire mais, offensée par un enfant effronté, elle le métamorphose aussitôt en une sorte de petit lézard. (5, 438-461)

Toujours bredouille, la déesse revient en Sicile, où Cyané, métamorphosée en source, lui montre la ceinture de Proserpine flottant sur l'eau. Enfin consciente du rapt de sa fille, la déesse alors veut se venger de la terre entière, en particulier de la Sicile, en plongeant toutes les contrées dans la stérilité et la désolation. (5, 462-486)

Alors, la fontaine d'Aréthuse implore pitié pour la Terre, nullement responsable de cette disparition, et apprend à Cérès que Proserpine est devenue la souveraine des enfers : elle l'a aperçue de ses propres yeux, lors de son voyage souterrain, entre l'Élide, son pays d'origine, et la région de Syracuse. (5, 487-508)

Cérès obtient la médiation de Jupiter - Métamorphoses d'Ascalaphe et des filles d'Achélous (5, 509-571)

Forte de ce renseignement, Cérès supplie Jupiter, père de Proserpine, de contraindre Pluton à lui rendre sa fille, faisant valoir la honte d'avoir pour gendre un ravisseur. Jupiter se montre moins sévère pour le ravisseur, qu'il juge très honorable, tout en consentant à satisfaire Cérès, à la condition que Proserpine n'ait pas rompu le jeûne  imposé par les Parques à tous les habitants des enfers. (5, 509-532)

Ascalaphe, fils d'Achéron et d'une nymphe de l'Averne, qui a aperçu la reine de l'Érèbe mangeant des grains de grenade, la dénonce, rendant impossible son retour sur terre. Cependant Proserpine punit le délateur, en le métamorphosant en hibou, oiseau de mauvais augure. Par contre, les filles de l'Achélous, qui ont manifesté de la sympathie à Proserpine, sont, à leur demande, métamorphosées en sirènes. (5, 533-563)

Jupiter toutefois consent à laisser Proserpine passer une partie de l'année dans les enfers, et l'autre sur terre en compagnie de sa mère. (5, 564-571)

Cérès la bienveillante : son intérêt pour Aréthuse et la mission de Triptolème  (5, 572-661)

Enfin apaisée, Cérès écoute Aréthuse, qui lui raconte comment, nymphe campagnarde d'Achaïe, plus soucieuse d'honorer Diane que de chercher à plaire, elle fut poursuivie par le fleuve Alphée, épris de sa beauté. Après l'avoir fui longtemps à travers l'Arcadie et l'Élide, elle ne lui échappe que grâce à Diane, qui la dissimule dans un nuage. Finalement, la nymphe fut métamorphosée en fontaine, à laquelle  l'Alphée, toujours épris, mêla ses eaux. Grâce à Diane, la fontaine put, par voie souterraine, réapparaître sur terre à Ortygie, en Sicile, un endroit dont le nom est en rapport avec Diane, la déesse de Délos. (5, 572-641)

Cérès quitte la Sicile et se rend à Athènes par la voie des airs. Là elle confie son char au  jeune Triptolème qu'elle charge de répandre partout des semences. Ayant fait part de sa mission à Lyncus, roi de Thrace, le jeune homme suscite l'envie du roi qui tente de le tuer dans son sommeil. Mais Cérès métamorphose Lyncus en lynx, et permet à Triptolème de poursuivre sa mission. (5, 642-661)

Épilogue : fin du concours et métamorphose des Piérides (5, 662-678)

Le chant de Calliope terminé, la muse narratrice annonce la victoire des Muses sur les Piérides. Comme ces dernières n'admettent pas leur défaite, elles sont punies en étant transformées en pies.


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