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Historiographie du XVe au XVIIIe siècle:

Machiavel (1469-1527)


Texte:

-- * Œuvres, trad. Chr. BEC, Paris, 1996 (Bouquins).

-- Œuvres complètes, éd. E. BARINCOU, Paris, 1952 (La Pléiade).

-- Discours sur la première décade de Tite-Live, éd. A. PÉLISSIER, Paris, 1985 (Champs-Flammarion).

 

Études:

-- COCHRANE E.W., Machiavelli: 1940-1960, dans Journal od Modern History, 33, 1961, p.113-136.

-- GEERKEN J.H., Machiavelli Studies since 1969, dans Journal of the History of Ideas, 37, 1976, p.351-368.

-- LUCIANI G., Machiavel, lecteur des historiens antiques, dans VIALLON-SCHONEVELD M., L'histoire et les historiens au XVIe siècle, p.169-182.

-- RENAUDET A., Machiavel. Étude d'histoire des doctrines politiques, 3e éd., Paris, 1942.


 
Origine de Castruccio Castracani

Je dis donc que la famille des Castracani est comptée au nombre des familles nobles de Lucques, bien qu'elle soit aujourd'hui éteinte, conformément à la règle des choses de ce monde. Dans cette famille naquit un Antonio qui, s'étant fait prêtre, fut chanoine de Saint-Michel de Lucques et fut nommé, en signe d'honneur, messire Antonio. Il n'avait qu'une sœur, qu'il maria à Buonaccorso Cennami. Celui-ci étant mort, devenue veuve et résolue à ne pas se remarier, elle alla vivre chez son frère.

Derrière la maison qu'il habitait, messire Antonio avait une vigne, où l'on pouvait accéder par plusieurs côtés et sans grandes difficultés, parce qu'elle était mitoyenne de nombreux jardins. Il advint un matin que, s'étant levée peu après le soleil, dame Dianora (tel était le nom de la sœur de messire Antonio) alla se promener dans la vigne. Cueillant, selon la coutume des femmes, certaines herbes pour en faire des condiments, elle entendit un froissement entre les pampres; tournant les yeux dans cette direction, elle entendit comme des pleurs. S'approchant donc de ce bruit, elle découvrit les mains et le visage d'un nouveau-né, enveloppé dans les feuilles, qui semblait demander de l'aide. Partagée entre la stupeur et la crainte, pleine de compassion et d'étonnement, elle le prit, le porta à la maison, le lava, et, l'ayant enveloppé de linges blancs selon la coutume, elle le montra à messire Antonio lors de son retour chez lui. Celui-ci, entendant l'histoire et voyant l'enfant, ne fut pas moins étonné et apitoyé que sa sœur. Ayant réfléchi sur le parti à prendre, ils décidèrent de l'élever, car l'un était prêtre et l'autre n'avait pas d'enfant. Ils prirent donc une nourrice et l'élevèrent avec autant d'amour que s'il avait été leur fils. L'ayant fait baptiser, ils le nommèrent Castruccio, du nom de leur père (Vie de Castruccio Castracani, p.631-532)

 

Dernier discours de Castracani

Sa maladie fut jugée mortelle par tous les médecins. Il s'en rendit compte, appela Pagolo Guinigi à son chevet et lui dit ces mots: "Mon fils, si j'avais pensé que la fortune avait décidé d'interrompre en son milieu la marche vers la gloire que je m'étais promise après tant d'heureux succès, je me serais donné moins de peine et t'aurais laissé moins d'autorité, mais moins d'ennemis et moins de jalousie. Me contentant de gouverner Lucques et Pise, je n'aurais pas soumis Pistoia et irrité les Florentins par tant d'injures. M'étant fait des amis de ces deux peuples, j'aurais mené une vie, sinon plus longue, du moins plus paisible, et t'aurais laissé un pouvoir moindre, mais assurément plus sûr et plus stable. Prétendant arbitrer toutes les choses humaines, la fortune ne m'a pas donné assez de clairvoyance pour pénétrer ses intentions, ni assez de temps pour pouvoir la dominer. Tu sais, car nombreux sont ceux qui te l'ont dit et je ne l'ai jamais nié, que je suis arrivé tout jeune chez ton père et dépourvu de toutes les espérances que doit éprouver un cœur courageux. Tu sais aussi que je fus élevé et aimé de lui plus tendrement que si j'avais été de son sang. Aussi suis-je devenu, sous son enseignement, valeureux et capable d'atteindre à la position que tu as vue et que tu vois toi-même. Parce que, mourant, il me confia ta personne et ton destin, je t'ai éduqué et ai élevé ton sort avec l'amour et la loyauté auxquels j'étais et suis encore tenu. Afin que tu n'aies pas que ce que ton père t'avait laissé, mais aussi ce que le destin et ma vaillance me donnaient, je n'ai jamais voulu me marier. Ainsi l'amour que l'on doit à ses enfants ne pouvait-il m'empêcher de démontrer à ton père la gratitude à laquelle je me sentais tenu. Je te laisse donc un grand État, ce dont je suis très content; mais, te le laissant faible et fragile, j'en suis fort attristé..." (Vie de Castruccio Castracani, p.645-646)

 

Dédicace de l'Histoire de Florence

A notre Très Saint et Bienheureux Père et Seigneur, Clément VII, son humble serviteur Nicolas Machiavel

Après que votre Sainteté, Bienheureux et Très Saint Père, qui n'était pas alors au rang qu'elle occupe aujourd'hui, m'eut chargé d'écrire les actions accomplies par le peuple florentin, j'ai employé tous les soins et le métier que m'ont accordés la nature et l'expérience, afin de La satisfaire...

Parce que Votre Béatitude m'a particulièrement imposé et ordonné d'écrire les actions accomplies par Ses aïeux, afin que l'on voie que j'étais bien loin de toute adulation (car autant votre Sainteté aime entendre les louanges que méritent les hommes, autant Lui déplaisent celles qui sont feintes et courtisanes), je crains fort de sembler avoir dépassé Ses ordres en décrivant les vertus de Jean de Médicis, la science de Côme, l'humanité de Pierre et la magnificence et la sagesse de Laurent. Je m'en excuse auprès d'Elle et de quiconque n'aimerait pas de tels portraits, comme étant peu fidèles. Car, trouvant pleins de louanges les souvenirs de ceux qui les ont dépeints en diverses périodes, il me fallait, ou les dépeindre comme je les avais trouvés, ou me taire par malveillance. Si sous leurs nobles actions était cachée, comme certains le prétendent, une ambition contraire au bien commun, ne l'y trouvant pas pour ma part, je ne suis pas tenu de la dépeindre. Car, dans tous mes récits, je n'ai jamais voulu dissimuler une action malhonnête sous une honnête cause, ni noircir une œuvre digne de louange comme visant à une fin contraire.

Combien je me suis tenu à distance de l'adulation, on le voit dans toutes les parties de mon histoire, et surtout dans les discours et les propos tenus en privé, rapportés au discours direct comme au discours indirect, qui sont fidèles sans aucune réserve, dans leurs expressions et leur développement, à la cohérence du caractère des personnes qui s'expriment. Je fuis soigneusement et en toute occasion les termes violents, comme étant peu nécessaires à la dignité et à la vérité de l'histoire. Si l'on considère donc honnêtement mes écrits, personne ne peut me reprocher d'être adulateur, en voyant notamment que j'ai peu parlé de feu le père de Votre Sainteté [Julien de Médicis]. La cause en fut la brièveté de sa vie, qui l'empêche de se faire connaître et moi-même de le célébrer dans mes écrits. Fort grandes et magnifiques furent toutefois ses œuvres, puisqu'il a engendré Votre Sainteté. Cette action contrebalance de loin toutes celles de ses ancêtres et lui procurera plus de siècles de renommée que la malignité de son sort ne lui a ôté d'années d'existence. Je me suis donc efforcé, Bienheureux et Très Saint-Père, de satisfaire chacun dans mon récit sans altérer la vérité. Peut-être n'aurai-je satisfait personne. Si cela était, je ne m'en étonnerais pas, car je juge qu'il est impossible de décrire les événements de notre temps sans offenser un grand nombre de gens. Néanmoins je m'avance allègrement sur le champ de bataille, dans l'espoir que, de même que je suis honoré et nourri par la bonté de Votre Sainteté, de même je serai appuyé et défendu par les légions armées de Son très saint jugement. Avec le même courage et la même confiance qui ont soutenu mes écrits jusqu'ici, je poursuivrai mon entreprise, si la vie ne me quitte ni Votre Sainteté ne m'abandonne (p.653-654).

 

Politique des papes

L'Italie demeura très faible jusqu'au pontificat d'Adrien V [1276]. Comme Charles [d'Anjou] demeurait à Rome et la gouvernait en sa qualité de sénateur, ne pouvant supporter son pouvoir, le pape alla habiter à Viterbe, d'où il appela l'empereur Rodolphe à venir en Italie pour combattre Charles. Ainsi les papes, tantôt par amour de la religion, tantôt par ambition personnelle, ne cessaient pas d'appeler en Italie de nouveaux étrangers et de susciter de nouvelles guerres. Lorsqu'ils avaient rendu puissant un prince, ils s'en repentaient et cherchaient sa ruine, et ils ne permettaient pas que quelqu'un possédât un pays qu'ils étaient trop faibles eux-mêmes pour posséder. Les princes les craignaient, parce qu'ils l'emportaient toujours en combattant comme en fuyant, s'ils n'étaient pas victimes de quelque ruse, comme il arriva à Boniface VIII [1294-1303] et à quelques autres, qui furent pris par les empereurs sous un prétexte d'amitié. Rodolphe ne vint pas en Italie, car il était retenu par une guerre que lui faisait le roi de Bohème. Sur ces entrefaites, Adrien mourut et Nicolas III, de la famille Orsini, homme audacieux et ambitieux, fut nommé pape. Il pensa réduire la puissance de Charles par tous les moyens... Se voyant puissant et en mesure de se découvrir auprès de Charles, il le priva de sa charge de sénateur et décida qu'aucun roi ne pourrait plus être sénateur à Rome. Il avait également l'ambition d'enlever la Sicile à Charles et engagea à cet effet des tractations secrètes avec le roi Pierre d'Aragon, qui réussirent à l'époque de son successeur. Il projetait aussi de faire rois deux membres de sa famille, l'un en Lombardie, l'autre en Toscane, dont l'autorité aurait défendu l'Église des Allemands, désireux de venir en Italie, et des Français, présents dans le royaume. Mais il mourut alors . Ce fut le premier des papes qui dévoila ouvertement ses ambitions et qui projeta, sous le prétexte d'agrandir l'Église, d'honorer et d'enrichir ses parents. Alors que l'on n'a jamais jusqu'ici fait mention de neveux ou de parents des papes, l'histoire à venir en sera remplie, jusqu'à arriver à leurs enfants. Les papes n'ont plus qu'une chose à tenter: ayant voulu jusqu'alors les faire princes, il ne leur reste dans le futur qu'à rendre la papauté héréditaire. Il est vrai que, jusqu'ici, les principautés qu'ils ont créées ont eu une vie fort brève. Car le plus souvent, les papes ne vivant que peu de temps, ou bien ils n'ont pas la possibilité de mettre en terre leurs plants, ou bien, s'ils les plantent, ils leur laissent des racines si rares et si faibles qu'au premier coup de vent, ils se brisent, dès que disparaît la force qui les soutient (Histoire de Florence, p.683-684).

 

Suites d'un mariage arrangé

Parmi les familles les plus puissantes de Florence, on comptait les Buondelmonti et les Uberti, puis les Amidei et les Donati. Dans la famille des Donati, une riche veuve avait une fille fort belle. Elle avait projeté en secret de la marier à Messire Buondelmonti, jeune chevalier et chef de sa famille. Par négligence ou parce qu'elle croyait en avoir le temps, elle n'avait découvert ses intentions à personne. Le hasard voulut que l'on fiançât à messire Buondelmonti une fille des Amidei, ce dont la veuve des Donati fut très mécontente. Dans l'espoir de faire rompre ce mariage avant qu'il ne fût célébré, grâce à la beauté de sa fille, voyant messire Buondelmonti s'approcher seul de sa maison, elle descendit et emmena sa fille avec elle. Lorsqu'il passa, elle vint à sa rencontre et lui dit: "Je me réjouis fortement que vous ayez choisi une femme, bien que je vous aie réservé ma fille que voici." Ayant vu la rare beauté de celle-ci et considéré que sa famille et sa dot n'étaient pas inférieures à celles de sa fiancée, le chevalier fut pris d'une si grande envie de l'épouser qu'il ne pensa ni à la promesse faite, ni à l'injure qu'il commettait en ne la respectant pas, ni aux malheurs qu'il pourrait susciter de la sorte. Il dit donc: "Puisque vous me l'avez réservée, je serais un ingrat de la refuser, quand il est encore temps." Sans attendre davantage, il fit célébrer leurs noces. Cette nouvelle remplit d'indignation la famille des Amidei et celle des Uberti, qui étaient liées. Réunis avec de nombreux autres parents, ils conclurent que cette injure ne pouvait être tolérée sans honte et ne pouvait être vengée que par la mort de messire Buondelmonti. Bien que certains eussent évoqué les malheurs qui pouvaient en découler, Mosca Lamberti déclara que, si l'on réfléchissait trop longtemps, on ne conclurait rien, en alléguant le célèbre proverbe: "Une chose faite, est faite." Ils chargèrent donc de cet homicide Mosca Lamberti, Stiatta Uberti, Lambertuccio Amidei et Oderigo Fifanti. Le matin de Pâques, ceux-ci s'enfermèrent chez les Amidei, en face du Ponte Vecchio et de Santo Stefano. Comme il franchissait le fleuve sur un cheval blanc, croyant qu'il était aussi aisé d'oublier une injure que de renoncer à un mariage, messire Buondelmonti fut attaqué à l'extrémité du pont, près d'une statue de Mars, et tué. Cet homicide divisa toute la ville, dont une partie s'unit aux Buondelmonti et l'autre aux Uberti. Comme ces familles étaient riches de maisons, de tours et d'hommes, elles combattirent de longues années, sans que l'une parvînt à chasser l'autre. Sans s'achever par une paix, leurs dissenssion étaient suspendues par des trêves. Aussi, en fonction des événements, tantôt elles se calmaient, tantôt elles reprenaient (Histoire de Florence, p.703-704).

 

Troubles à Florence

La puissance des nobles étant domptée et la guerre avec l'archevêque de Milan achevée, il ne semblait pas qu'eût subsisté la moindre cause de désordre à Florence. Mais la fortune contraire et les mauvaises institutions de notre cité firent naître des inimitiés entre la famille des Albizzi et celle des Ricci, qui divisèrent Florence, comme l'avaient fait auparavant les inimitiés entre les Buondelmonti et les Uberti, puis entre les Donati et les Cerchi. Les papes, qui résidaient alors en France, et les empereurs qui étaient en Allemagne, pour maintenir leur réputation en Italie, avaient envoyé à divers moments une foule de soldats de nations différentes. On y trouvait alors des Anglais, des Alllemands et des Bretons. Les guerres achevées, ils restaient sans solde et, sous les enseignes de compagnies d'aventure, ils imposaient des contributions aux princes. En 1353, une de ces compagnies vint donc en Toscane, sous les ordres du Provençal Monreale. Non seulement les Florentins se procurèrent des troupes, mais de nombreux particuliers s'armèrent pour se défendre, dont les Albizzi et les Ricci.

Ils se haïssaient et chacun cherchait à dominer l'autre pour prendre le pouvoir. Ils n'en étaient cependant pas encore venus aux armes et se heurtaient dans les magistratures et les conseils. La ville étant tout entière armée, une dispute naquit par hasard au Marché Neuf, où accourut, comme à l'accoutumée, une grande foule. Le bruit se répandant, on rapporta aux Ricci que les Albizzi les attaquaient, et aux Albizzi que les Ricci marchaient contre eux. Aussi toute la ville se souleva-t-elle et les magistrats purent-ils difficilement calmer les deux familles, afin d'éviter que ne se développât un combat dont le bruit s'était divulgué par hasard et sans que les uns ni les autres ne fussent coupables. Bien que mineur, cet événement enflamma encore davantage leurs esprits et les poussa à chercher plus diligemment des partisans. Du fait de la ruine des grands, les citoyens avaient atteint un tel degré d'égalité que les magistrats étaient plus respectés qu'auparavant. Aussi pensaient-ils s'imposer par les voies ordinaires et sans que s'exerçât la violence des particuliers (Histoire de Florence, p.752-753).

 

Du gouvernement des cités

Les cités que l'on gouverne sous la forme de républiques, surtout celles qui sont mal organisées, changent souvent de gouvernement et de régime, non pas -- comme nombreux le pensent -- par le moyen de la liberté et de la servitude, mais par celui de la servitude et de la licence. En effet, les promoteurs de la licence, que sont les gens du peuple, et ceux de la servitude, que sont les nobles, célèbrent seulement le nom de la liberté. Les uns et les autres n'ont qu'un désir: n'être soumis ni aux lois ni aux hommes. Il arrive cependant (mais rarement) que, pour le bonheur d'une cité, surgisse un citoyen sage, bon et puissant, qui édicte des lois pour calmer les humeurs des nobles et des gens du peuple, ou pour les empêcher de mal faire. Alors cette cité peut être appelée libre et ce gouvernement peut être jugé stable et ferme. Car, fondé sur de bonnes lois et de bonnes institutions, il n'a pas besoin, comme les autres, de la vertu d'un homme qui le défende. De nombreuses républiques antiques furent dotées de telles lois et institutions et leur gouvernement dura longtemps. De telles institutions et lois ont fait et font défaut à toutes les républiques qui ont fait et font passer leurs gouvernements de la tyrannie à la licence et vice versa. Chez eux, en effet, à cause de la puissance de leurs ennemis, il n'y a ni ne peut y avoir de stabilité. Car l'un ne plaît pas aux hommes vertueux, l'autre déplaît aux sages; l'un peut aisément faire le mal, l'autre peut difficilement faire le bien; en l'un, les hommes insolents ont trop d'autorité; en l'autre les sots. Aussi faut-il que l'un ou l'autre de ces régimes soient maintenus par la vigilance et la chance d'un homme, que la mort peut faire disparaître ou les oppositions rendre impuissant (Histoire de Florence, p.791)

 

Prudence dans l'objectivité

A Messire Francesco Guicciardini, commissaire en Romagne

[...] Je me suis mis à écrire l'Histoire de Florence à la campagne et je paierais bien dix sous pour vous avoir auprès de moi et vous montrer où j'en suis. Car, devant aborder certains détails, j'aurais besoin de savoir si j'offense trop en exaltant ou en rabaissant les choses. Je vais pourtant demander conseil et m'efforcerai de faire en sorte qu'en disant la vérité, personne ne puisse se plaindre (Lettres familières, p.1258)

 


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